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Devises : progression modérée du $ sans éléments géopolitiques décisifs
information fournie par Zonebourse 25/03/2026 à 23:46

Journée de transition sur le Forex, en l'absence de données "macro" significatives, en l'absence de nouveaux éléments de langage de Trump, tous ceux délivrés lundi puis mardi ont été largement débunkés, et notamment l'affirmation que les Etats Unis négocient avec les "bonnes personnes", que les 2 parties ne sont plus très loin d'être d'accord sur tout (l'accord "en 15 points", sur le modèle de la pacification de Gaza).

Rien de tout cela ne semble exister, l'Iran ne négocie rien avec la Maison Blanche, refuse même de discuter avec Jared Kushner et Steve Witkoff, et qualifie tout accord potentiel sur les bases actuelle comme une absurdité suicidaire pour Téhéran... qui concède toutefois recevoir des messages indirects via le Pakistan, la Turquie (ou d'autres pays de la région ayant un intérêt à la cessation du conflit)
Recevoir des messages, ce n'est pas "négocier", présenter ses propres revendications ne signifie pas s'aligner point par point sur celles de son ennemi.

Les mot paix, victoire militaire et diplomatique (l'Iran renoncerait "pour toujours" à développer "la bombe"), "cadeau sans précédent" (la hausse du pétrole enrichit les producteurs texans), "accord sur de nombreux points" savamment distillés par Donald Trump entretiennent l'espoir d'une désescalade... alors que ce même Trump -sous le pression des "faucons" du Pentagone et de Tel-Aviv- serait en réalité en train de déployer des troupes d'assaut pour une opération terrestre massive sur le sol iranien.
Cela peut faire partie d'une tactique de mise sous pression, sans réelle intention d'envoyer des troupes US envahir un territoire sans motif légal valable... mais si le projet procède d'une logique d'affichage d'une puissance dominatrice, alors ce double jeu risque de rendre toute négociation caduc.

De toute façon, Israël ne souhaite pas "négocier": personne n'évoque même la possibilité d'interrompre temporairement les frappes réciproques qui dévastent Tel Aviv et Téhéran, et qui débordent vers l'Irak, le Koweït (qui tente de négocier un engagement de non agression réciproque).

C'est assez heureux que les marchés s'accrochent encore à des espoirs de paix, sans quoi le pétrole serait reparti en flèche en direction des 110$, de quoi relancer les anticipations inflationnistes.
Le Dollar ferait de nouveau office de refuge et rebondirait vers ses sommets annuels : le "$-Index" ne fait que grappiller 0,2% vers 99,60, sa progression s'étant accélérer à partir de 13H15 après une matinée calme.
Il progresse de 0,5% face à l'Euro vers 1,1555, d'autant face au Franc suisse et au Yen, de 0,15% face au Yuan (vers 6,9010).

Côté "macro", les prix américains à l'importation ont augmenté de 1,3% en février par rapport au mois précédent (des chiffres qui précédaient donc le déclenchement de la guerre en Iran), tirés par un bond de 3,8% des prix des carburants.
A propos du pétrole, l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) vient d'indiquer que les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis avaient augmenté de 6,9 millions de barils la semaine dernière, là où les analystes ne tablaient que sur une hausse de 500 000 barils.

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